Abbé Pierre-Patrice Tchamabé-Tchaméni

Abbé Pierre-Patrice Tchamabé-Tchaméni (c) Bertrand Lejeune – Eglise Catholique dans l’Oise

Né en 1966 à Bafang (Cameroun), l’abbé Pierre-Patrice Tchamabé-Tchaméni poursuit ses études d’abord au séminaire de Douala puis à celui d’Ars. En janvier 1999, il est ordonné prêtre à Nkongsamba. Pourtant, son évêque lui demande de retourner à Ars pour y servir comme prêtre et compléter sa formation. En 2006, il est envoyé dans le diocèse de Beauvais. En 2015, il est nommé administrateur de la paroisse de Saint-Saëns (diocèse de Rouen) et de Londinières-sur-Eaulne.

Quelle figure catholique vous a marqué ?

Saint Ignace de Loyola à travers la pédagogie de la congrégation dont il est le fondateur. Mais aussi le saint curé d’Ars.

Quel rôle les missionnaires ont pu jouer dans votre vie ?

Le premier curé (père Gilbert) que j’ai connu dès que j’avais l’âge de raison était jésuite. Il savait à la fois encourager et favoriser la communion entre les personnes. Il a ainsi accompagné un prêtre camerounais vers le sacerdoce alors que j’appartenais au mouvement des servants d’autel. C’est probablement un des signes resté dans mon inconscient et qui aurait plus tard joué en faveur de ma vocation.

Quand êtes-vous arrivé en France ?

A la différence de ceux qui arrivent déjà comme prêtre, c’est en 1996 que j’ai été envoyé en France au séminaire de la Société Jean-Marie-Vianney à Ars pour y achever ma formation. Cette arrivée s’est produite à la suite d’une visite de Monseigneur Guy-Marie Bagnard auprès d’un ami devenu évêque un an plus tôt [son évêque, NDLR].

Quel souvenir gardez-vous de l’accueil qui vous a été fait en arrivant en France ?

L’ambiance du séminaire était très bénéfique pour mon insertion. Les formateurs étaient bienveillants et l’esprit fraternel qui régnait dans la communauté de ce séminaire international n’était guère à nous faire regretter quoi que ce soit.

Un lieu pour vous ressourcer ?

Dans des communautés priantes comme les monastères ou une promenade dans la forêt d’Eawy (forêt du Pays de Bray).

Ce qui vous rend heureux ?

La présence de Dieu. L’assurance d’avoir été utile aux autres et de ne pas contrister l’Esprit saint.

Que vous manque-t-il ?

La joie perpétuelle et éternelle en Dieu.

Qu’apportez-vous de différent à vos paroissiens ?

L’expérience de mon parcours différentié (double formation camerounaise et française).

Qu’avez-vous découvert dans l’Eglise de France ?

Son organisation, mais aussi le recul de la pratique en Eglise. Sa capacité à renouveler la proposition de la foi dans la société actuelle.

Quel regard portez-vous sur l’avenir de l’Eglise ?

Un regard confiant car l’Esprit saint a toujours su donner un souffle nouveau pour son relèvement et la marche de l’Eglise.

Peuples du Monde n°484

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